Mardi 15 août 2006

L’île de Flores (fleur en portugais) s’étant d’ouest en est, à l’extrémité ouest se trouve le petit port pittoresque de Labuanbajo, les locaux l’appellent Bajo. Elle est entourée d’un millier de petite îles. De Bajo, on peut organiser des excursions d’une journée vers celles-ci. On y trouve des endroits idéals pour faire du snorkelling. L’autre atout de Bajo est qu’elle donne un accès facile à l’île de Rinca (4 heures de bateau A/R), d’où on peut observer  de prés des Varans, grands lézards carnivores pouvant atteindre jusqu’à trois mètres de long. A l’autre bout d l’île, sur la côte nord, se trouve la capitale Maumere , il n’y a rien à voir à Maumere, c’est seulement un point de sortie et ça évite surtout de rebrousser chemin vers Bajo et de se payer deux jours de montagne russe en bus. Entre ces deux villes, il y a de nombreux centres d’intérêt. Le plus connu étant le Kelimutu, cratère aux trois lacs de couleurs différentes situé à 1600m d’altitude. On y accède facilement du port d’Ende, autre ville importante de l’île, ou du petit village de Moni. Il y a aussi de nombreux villages traditionnels à visiter dans la région de Bajawa, petite ville de montagne où les nuits sont fraîches tout particulièrement au mois d’août. Afin de m’éviter de passer 10 heures d’affilées dans un minibus enfumé (les Indonésiens fument cigarette sur cigarette), et jouant de la musique pop indonésienne à tue-tête, je prévois de faire une étape à Ruteng (5 heures de Bajo) puis Bajawa (5 heures de Ruteng) puis Ende (6 heures de Bajawa) puis Moni (2 heures de Ende) et enfin Maumere (5 heures de Moni). On m’a dit qu’il y avait un vol entre Ende et Denpasar, mais on a été incapable de me donner les jours de circulation. Je verrai directement avec la compagnie aérienne Merpati quand je serai à Ende. Les habitants de Flores sont majoritairement chrétiens et fermiers, ils vivent à l‘intérieur des terres. Les musulmans de Flores sont principalement pêcheurs et vivent au bord de la mer. On trouve donc plus de mosquées sur les cotes qu’à l’intérieur de l’île. Ici, les chrétiens et les musulmans font bon ménage. L’île est peu peuplée en comparaison de ses voisines comme Bali, Lombok et Sulawesi. Elle est aussi l’une des plus pauvres de l’archipel. Sur les côtes, la vie est lente, toutes les boutiques ferment entre 13h00 et 17h00, on prend son repas et ensuite on fait la sieste.   

A Bajo, je loge au Gardena, charmante guest house louant des bungalows éparpillés sur la colline faisant face à la baie et au port. La vue est superbe, surtout au moment du coucher du soleil. C’est l’établissement le plus populaire de Bajo, il affiche souvent complet surtout en cette période de l’année. On y croise de nombreux Hollandais et Français, les deux nationalités les plus présentes sur l’île. C’est d’ici que je vais organiser mes excursions sur Rinca et Sabolo. L’excursion vers Rinca n’est pas donné, je demande à la réception de l’hôtel si des personnes sont intéressées par cette excursion. Malheureusement personne n’est sur la liste pour le moment, personne non plus pour Sabolo. Au moment ou je dis ça un groupe de 4 français arrivent, ils sont enseignants, deux d’entre eux souhaitent faire l’excursion vers Sabolo, les deux autres l’ayant déjà faite. On se met d’accord pour un départ demain matin à 09h00, l’hôtel nous préparera un petit pique-nique, belle journée de snorkelling en perspective, seul inconvénient il n’y a pas d’ombre sur l’île. 

 

 

Mes compagnons de snokelling habitent Metz, elle est originaire de l’Isère, près de Grenoble, lui est lorrain. Ils sont en Indonésie depuis quelques semaines, leur séjour durera 6 semaines en tout. Ils sont très sympas, surtout elle, lui est un peu froid. Du port de Bajo à l’île de Sabolo il faut compter une heure de bateau. La journée est belle, la mer est calme. Il n’y a rien sur l’îlot et peu de touristes y viennent. C’est un endroit idéal pour faire du snorkelling, le corail est en bon état et il y a une grande diversité de poissons. L’eau est claire et à une température agréable. Le soleil tape dur, je fais du snorkelling habillé, je n‘ai pas envie de brûler. Il y a des poissons de toutes les tailles et de toutes les couleurs, plus on s’approche de la barrière plus les poisons sont gros. Nager dans ces eaux claires grouillant de poisons est comme nager dans un aquarium. Il y a de belles étoiles de mer de couleur bleue et d’énormes oursins logés dans les rochers. Dans les eaux peu profondes attention où on met les pieds. C’est un spectacle fabuleux, on ne s’en lasse pas.

Mais le soleil tape vraiment fort, il est impossible de rester sur la plage. Nous trouvons refuge sous la bâche de notre bateau. Après le lunch, nous retournons faire du snorkelling pendant une bonne heure. Nous retournons au port vers les 15h00. Je ne reverrai certainement pas mes compagnons enseignants, ils partent demain avec un autre couple d’enseignants faire la traversé de l’île. Ils ont loué une voiture avec chauffeur, ils atteindront Maumere dans quatre jours d’où ils prendront un vol pour Denpasar. 

A mon retour à l’hôtel je demande si il y a des candidats pour l’excursion vers Rinca, malheureusement il n’y en a toujours pas. Demain, je sillonnerai la rue principale à la recherche de partenaires.

 

par Jean Yves publié dans : incredibleasia
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 14 août 2006

Je vole vers Bali avec Air Asia de nouveau. La durée du vol est de 3h00. Pendant le vol les deux stewards et l’hôtesse organisent des jeux. Ils font gagner des casquettes, des t-shirts, des mugs aux couleurs d’Air Asia. Un côté club med bien sympathique. On atterrit à l’aéroport de Denpasar sous un beau ciel bleu et une chaleur accablante.

Le passage de l’immigration prend un temps fou, un gros porteur en provenance d’Australie a atterri avant nous, on est au moins 300 personnes à attendre. Il semblerait que j’ai choisi la mauvaise file, l’inspecteur de l’immigration s’éternise sur chaque passeport alors que celui de la file d’à côté les tamponne à tout va. Never mind.

Il me restait des rupiahs de l’année dernière, je me dirige tout de suite vers le guichet des taxis. Le prix de la course vers Kuta beach n’a pas changé, 25,000 rupiahs. Le monde dans les rues augmente au fur et à mesure qu’on s’approche de Kuta, il semblerait que les Australiens soient de retour en force cette année. Ma première impression se confirme, les hôtels affichent complets et les prix ont flambé. Le Kuta Puri Bungalows que j’affectionnais tant a rénové ses bungalows, ils ont maintenant tous la clim, les prix ont évolué bien sûr, le bungalow que je louais pour 10€ et passé à 20$ et il n’est disponible que pour une nuit. Mon budget ne me permet pas un tel prix, adieu beau jardin tropical, adieu belle piscine…

Je cherche à me loger dans le même quartier, je trouve dans la même rue que le Kuta une chambre dans un petit hôtel avec piscine aussi, pas comparable à celle du Kuta, pour 55,000 rupiahs petit déjeuner compris.

Je ne compte pas rester plus de trois nuits, je veux partir sur Flores le plus rapidement possible. Dès le lendemain je fais les agences de voyages pour trouver un vol vers Labuanbajo. Il y a peu de vols et ils sont pleins de touristes européens à cette période de l’année, les Australiens restent sur Bali, rare sont ceux qui s’aventurent ailleurs. L’Australie est peuplée d’européens mais ils ressemblent de plus en plus aux Américains (aussi peuplée d‘européens), ils ne montrent aucun intérêt pour la culture Indonésienne. Ils ne sont là que pour se faire griller sur la plage, se goinfrer de hamburgers et boire des litres de Bintang. Jugement à l’emporte pièce but hey nobody’s perfect. J’écris ses lignes de Gili Meno et je confirme que je n’ai croisé aucun Australien sur Flores ou en Sulawesi. Anyway. Le prix du billet d’avion sur GTAir et de 666,000 rupiahs, j’achète. Le départ et pour après demain matin à 12h00.

Bye bye l’Australie, hello Flores.

 

L’appareil à turbomoteurs de GtAir donne le frisson, l’intérieur est déglingué, c’est un vieux coucou de 30 ans au  moins. On ne voit plus ce genre d’appareil en Europe. Il y a une soixantaine de places, le vol est plein d’occidentaux. J’espère que my wheel of life ne s’arrêtera pas de tourner aujourd’hui mais si tel devait être mon destin alors que le ciel m’emporte aux portes du nirvana ou sous les dents d‘un requin affamé (Aux forces supérieures de décider!).

 

par Jean Yves publié dans : incredibleasia
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 14 août 2006

Après une dernière noodle soup made in Thaïlande, j’embarque à bord du Boeing 737 d’Air Asia à destination de KL. On atterrit après deux heures de vol. Plusieurs vols internationaux sont arrivés en même temps, la file d’attente aux bureaux de l’immigration est longue. 

 

Kuala Lumpur, ville futuriste par excellence. L’aéroport se trouve à 70 kilomètres du centre ville, il est de construction moderne, un  mélange de verre et de structures métalliques. Il est perdu au milieu de champs de palmiers. Un train rapide le connecte au centre ville, le trajet dure 29 minutes très précisément.

Les gratte-ciel sont nombreux dans le quartier des affaires, ils rivalisent tous d’ingéniosité. Le top du classement revient aux tours jumelles Petronas. Deux tours de forme conique s’élancent vers le ciel où elles chatouillent les nuages. Elles sont reliées par un pont au 41éme étage. C’est aussi le quartier des hôtels 5*, des bars et des night clubs. C’est aussi ici qu’on trouve les plus grands shopping mall de la planète. Il y a l’inévitable quartier chinois, ici, voisin d’un  little India.

Les shoppings mall sont pleins de femmes portant la burqa, les riches des pays du golf viennent à KL faire leurs emplettes. On ne voit pas un centimètre de leur peau, elles portent même des gants. Elles dévalisent les magasins, les pétro dollars coulent à flots. C’est une clientèle qu’on chouchoute.

 

KL est une ville superbement équipée en moyen de transports. Il est facile de se déplacer, entre les bus, le métro, le RER et le Sky Train on peut se rendre de partout. Le Sky Train est le dernier né.

Ce métro aérien sans chauffeur glisse silencieusement entre les gratte-ciel. La ballade de nuit d’un bout à l’autre de la ligne vaut vraiment le coup. Le crack boursier asiatique de la fin des années 80 a ralenti le développement frénétique de l’immobilier, mais depuis deux ans les constructions fleurissent de nouveau dans toute la ville.

KL est en concurrence directe avec sa célèbre voisine  Singapour. Les trois plus importantes places financières de l’Asie sont dominées par les Chinois, Taiwan, Hong Kong et Singapour.

L’avenir n’appartient plus à l’Occident mais à l’extrême Orient.

Dans quelques heures je retrouverai mon Indonésie chérie.

 

par Jean Yves publié dans : incredibleasia
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 14 août 2006

Je trouve Bangkok de plus en plus sympathique. Les restaurants de rue sont vraiment les endroits idéals pour prendre ses repas. On les trouve de partout, ils sont pratiques et pas chers.  En Asie, la vie est dans la rue. Dommage que Bangkok soit aussi polluée. Tout en étant extrêmement conservateur, les Thaïs vénèrent leur monarchie,  le peuple thaï est l’un des plus tolérants du monde. L’enseignement de la sagesse bouddhiste y est certainement pour beaucoup.

Bangkok accueille la plus importante diaspora chinoise au monde, même le China town de San Francisco fait figure de village.

Les Chinois dominent l’économie de la Thaïlande, de la Malaisie, de Singapore et de l’Indonésie. En Malaisie, ils représentent 30% de la population environ, mais ils tiennent les rênes de la majorité des plus grandes entreprises malaises. Il en est de même en Thaïlande, sans les Chinois l’économie Thaï serait inexistante. Je passe une de mes journées à flâner dans le labyrinthe des rues du China Town de Bangkok. Dès la nuit tombée, les enseignes aux multiples couleurs inondent les rues encombrées de gens et de marchandises de toutes sortes. On imagine les triades à l’œuvre dans les arrières boutiques, on négocie le contrôle de certains quartiers de la ville. Ici on peut vendre de la came, là-las les filles du caïd tapinent sous la protection de quelques costauds en costume cravate, Marlboro aux lèvres, Ray Ban sur le nez, chevauchant des Honda dernier cri. Et ici, c’est le coin des joueurs de go, jeu de stratégie qui consiste à délimiter un territoire plus vaste que celui de son adversaire. On y trouve aussi des temples, un Bouddha en or géant, tous les corps de métiers, c’est une ville dans la ville.  

 

  

Je retrouve Adam le troisième jour. Il a acheté son billet d’avion pour Sydney, il décolle dans deux jours. On décide de fêter son départ ce soir. Ce ne sont pas les lieux de perditions qui manquent à Bangkok. Il m’a déjà dit qu’il voulait faire une sortie dans Patpong. Il me semblait qu’il était fauché et n’a-t-il rien retenu de la leçon Monkey Girl ? Il veut qu’on fasse une virée dans un GoGo bar gay suivi d’une virée dans un GoGo bar hétéro. L’idée ne me déplait pas, j’ai aussi besoin de distractions. Je le préviens que si je le vois succomber aux sirènes de ces demoiselles en string et socquettes blancs, on décampe. Je serai son ange gardien et mon service lui en coûtera une tournée, je suis moins cher que n’importe quelle Monkey Girl qui pourrait se mettre sur son chemin. It’s a deal? It‘s a deal.

On commence par le GoGo bar gay. Le lieu est vaste, au centre de la salle une scène ring accueille les garçons. Ils défilent continuellement. Ils portent des maillots de bain blancs, ils portent aussi un numéro. Certains d’entres eux me semblent très jeunes mais en Aise il est difficile de donner un âge aux gens. Ils paraissent tous plus jeunes qu’ils ne le sont réellement. On nous prend certainement pour un couple, aucun des gogo boys ne s’approchent de nous pour qu’on leur offre à boire. Ce ne sont pas les clients qui manquent. Il y a autant d’asiatiques que d’occidentaux et il ne sont pas tous vieux et bedonnants. Les gogo boys paradent sur le ring dans le but d’être choisi par un client. Une fois choisi, le gogo boy s’installe à la table du client, le client lui offre à boire. La conversation commence. Comme le temps c’est de l’argent, au bout d’une quinzaine de minutes environ un homme en costume cravate arrive à la table et présente un bristol au client. Le client prend  connaissance du montant. Si le client accepte, le gogo boy part s’habiller puis revient s’asseoir à la table du client. Ce qui signifie que le client l’a loué pour la nuit. On imagine facilement la suite.

Nous sommes installés depuis une bonne heure quand le spectacle commence, deux hommes vêtus de cuir accomplissent des mouvements lascifs sur une musique déchaînée. Le couple cuirassé laisse ensuite la place à un couple nu. Je vous dirais, sans plus de détail, qu’ils feront l’amour sur scène pendant une bonne quinzaine de minutes. Ca, je dois dire que je ne l’avais encore jamais vu. Adam voulait voir un spectacle gay et bien là il est servi. On termine nos bières. Direction le Gogo bar hétéro. On n’a pas beaucoup à marcher, tous les GoGo bars se touchent. Les filles se déhanchent sur un bar en forme de fer à cheval. Elles sont vêtues de culotte, soutien gorge et bas blancs montant jusqu’au niveau des genoux (le blanc couleur symbolisant la pureté dans certaines civilisations et le deuil dans d’autres, les gogo girls et boys portent peut être des dessous de cette couleur en deuil de leur virginité perdue?). D’autres circulent autour des tables titillant le client potentiel. Ici, on ne nous prend pas pour un couple. Un essaim de jeunes filles se jettent littéralement sur nous. L’une d’entres elles s’installe sur mes genoux. Je lui glisse à l’oreille que je la trouve séduisante mais qu’elle perd son temps avec moi. Comme elle n’a pas l’air de comprendre, je lui dis que je suis gay. Elle part dans un fou rire interminable et décide de continuer à squatter mes genoux. J’abandonne l’idée à la faire déguerpir. Si elle ne squattait pas mes genoux une autre prendrait sa place de toute façon. Adam est aux anges, ce n’est pas une fille qu’il a sur les genoux mais deux. Je ne sais pas comment on va se sortir de ce pétrin. Un deal est un deal, Adam va devoir offrir une tournée à tout ce petit monde. Ca va lui coûter une fortune, on s’en moque c’est papa qui paye. Le bar est plein, on y voit aussi des couples de touristes. On termine nos verres, je fais comprendre à Adam qu’il est temps de s’éclipser en douceur avant que les deux colombes remuant leur popotin sur son sexe ne lui mettent vraiment le grappin dessus. Il acquiesce de la tête. On termine la soirée affalé sur le comptoir d’un sushi bar. On rentre à l’hôtel en tuk tuk.

 

 

Adam passera les deux jours qu’il lui reste à Bangkok à faire du shopping.

Ma prochaine étape est KL*. J’ai réservé une place sur Air Asia compagnie low cost à l’instar d’Easyjet. Il me reste encore quelques jours à Bangkok. J’en profite pour voir War Of The Worlds avec Tom Cruise, je ne pense pas mettre jamais autant ennuyé au cinéma. Spielberg n’innove plus. C’est montres métalliques, on les a déjà vus mille fois. L’histoire ne tient pas la route et le happy end est vraiment énervant. Quel navet!  

*Kuala Lumpur, Malaisie.

Le temple du Bouddha d’émeraude. Si il y a un monument incontournable à Bangkok c’est bien celui-là. La construction d’un temple bouddhique dans les limites du Palais Royal est une tradition ancienne en Thaïlande. Le Bouddha d’émeraude a été, en réalité, sculpté à partir d’une large pièce de jade vert. Il mesure 48, 3 cm de large sur 66 cm de haut. Il est dans la position du Bouddha assis, jambes pliées, la droite sur la gauche. Cette statue qui représente Bouddha en méditation ressemble à certains Bouddhas qu’on trouve dans le sud de l’Inde et à Sri Lanka. L’attitude de méditation n’a jamais été très rependue dans les images thaïs du Bouddha. On pourrait vraisemblablement en déduire que le Bouddha d’Emeraude est plutôt originaire d’un des deux pays ci-dessus mentionnés. C’est un lieux de culte très populaire. On vient de toute la Thaïlande se prosterner devant le Bouddha d’Emeraude. Le complexe jouxtant le Palais Royal abrite de nombreux temples aux toits dorés ainsi que de très hautes stupas, il y a aussi une maquette du temple d’Angkor Wat.

Autre attraction de Bangkok, ses nombreux marchés. Ils sont moins pittoresques que le marché de Khajuraho ou celui de Sapa mais ils restent intéressants quand même. Il y a de nombreuses affaires à faire mais je ne peux pas me charger maintenant, je reviendrais peut-être passer quelques jours ici avant mon retour en France.

 

 

 

par Jean Yves publié dans : incredibleasia
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 13 août 2006

Bye Bye le Cambodge, Je quitte le sol cambodgien sans regrets. Je ne suis pas objectif dans l’évaluation de ce pays. Je n’y suis pas resté assez longtemps et j’ai finalement vu peu de choses. Le site d’Angkor mérite à lui seul une visite au Cambodge, mais pour la visite des camps de concentration et autres musées de la torture je ne suis pas si sûr. C’est un pays en souffrance, les atrocités perpétrées par les Khmers rouges sont encore dans toutes les mémoires. 

Le voyage entre SR et PoiPet (ville frontière entre le Cambode et la Thaïlande) tourne au cauchemar. La  route est vraiment dans un état lamentable, il est pratiquement impossible d’éviter les ornières tellement elles sont nombreuses. On est encore plus secoué qu’une bouteille d’orangina et heureusement qu’on voyage dans une belle japonaise. J’ose à peine imaginer le voyage en bus. L’avion aurait été le moyen le plus pratique pour rejoindre Bangkok, mais à 155$ l’aller pour à peine une heure de vol c’est un peu cher. Le tarif est vraiment prohibitif et comme il n’y a qu’une compagnie aérienne qui assure la liaison le choix reste limité. Sus au monopole, vive le libéralisme! (pas à la Thatcher style, il ne faut pas exagérer, à la Tony peut-être? On lui pardonne même les jeux olympiques, ce n’est pas de sa faute si Chirac est un mauvais ambassadeur.)

Après 2 heures de route, on fait une pose dans une petite agglomération que la route to hell traverse. La route n’est pas goudronnée à cet endroit, un nuage de poussière recouvre tout. Des marchands ambulants vendent des criquets et des araignées grillés, on me dit que c’est délicieux. Would I like to try? Je préfère pas, merci quand même. Adam n’essayera pas non plus, il s‘achète des chips et du coca à la place.

On est de nouveau sur la route, le chauffeur fait se son mieux pour éviter les nids-de-poule mais c’est mission impossible. Devant nous, une longue file de véhicule est à l’arrêt, il y a une vingtaine de camions au moins, on les dépasse pour se ranger derrière d’autres voitures. Que se passe-t-il? Notre chauffeur part aux renseignements. A son retour, il n’a pas de bonnes nouvelles à nous donner. Un petit pont  de ferrailles rouillées s’est effondré, ça va certainement prendre plusieurs heures pour le réparer. En voilà une bonne nouvelle! Des petits ponts comme celui-là on en a déjà traversé des dizaines. La route passe au milieu de marécages ce qui explique peut-être son terrible état et que rien n’est fait pour rénover cet axe routier, les sommes à investir seraient certainement colossales. Il n’y a pas grand chose à faire, attendre que la réparation soit accomplie et surtout se mettre à l’ombre. Une heure est passée quand on nous apprend qu’une voie sera ouverte dans quelques minutes pour les véhicules légers seulement. On se rue tous à nos voitures.

Il faut vite profiter de l’aubaine car la réparation ne tiendra peut-être pas longtemps. Les plaques de taules sautent sur notre passage, elles n’ont pas encore été soudées. Même si le pont devait s’effondrer sous notre passage on ne tomberait pas de bien haut, trois mètres environ. Ce n’est de toute façon pas une expérience que je souhaite faire. On est vite de l’autre côté. Le secouement dans tous les sens reprend, je n’ai pas compté le nombre de fois ou je me suis cogné la tête au plafond de la voiture. Je ne sais pas comment les voitures de tourismes résistent à un tel traitement.    

Après six heures de ce calvaire, on atteint le poste frontière. Il n’y a pratiquement personne aux guichets. On sort rapidement du Cambodge. Il y a un peu plus de monde du côté thaïlandais, mais les formalités sont rapides. On saute tout de suite dans un rickshaw qui nous emmène à la gare routière de Aranya Prathet. De là on prend un bus public avec climatisation, il nous reste 5 heures de route à faire avant d’atteindre Bangkok. C’est un plaisir de retrouver les belles routes thaïes. La gare routière du nord de Bangkok se trouve à une trentaine de kilomètres du centre ville, il faut compter une autre heure de bus avant d’arriver à destination. 

Inutile de dire que je suis HS quand je trouve le confort de ma chambre. Je prends une douche et je me couche. Quel périple!

Adam va rester quelques jours ici afin d’organiser son départ pour l’Australie pendant que de mon côté j’organiserai mon départ vers la Malaisie

par Jean Yves publié dans : incredibleasia
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus