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Mercredi 9 août 2006

On arrive à Hanoi sous la pluie. Je sais à peu près où je me trouve, mais marcher sous la pluie avec un sac lourd sur le dos n’est pas fun. On trouve des motos taxi à tous les coins de rues. J’en prends une pour le Gold Dragon hôtel.  

 

Quand j’arrive devant l’hôtel, les portes sont fermées. Il est tôt, je vais attendre un peu avant de sonner. Vers les 06h00, les portes s’ouvrent.  Le réceptionniste me reconnaît et je suis chaleureusement accueilli. Malheureusement, il n’y a pas de chambre de disponible pour le moment. Je pose mes bagages dans la réserve et pars prendre mon petit déjeuner au bord du lac. Le quartier de la vieille ville est vraiment sympa.  

 

Je vais rester deux nuits à Hanoi, de façon à organiser la suite de mon voyage en direction du sud. Je veux faire étape à Danang, afin de visiter le musée consacré à la culture Cham, et la ville portuaire de Hoi An.

 

Le moyen de transport le moins cher est le bus, le billet Hanoi HCMV* coûte 22$ avec la possibilité de faire un nombre illimité de stop en route. Le train couchette entre Hanoi et Danang coûte 37$ et le billet d’avion entre ces deux villes coûte 55$. Il faut compter 15 heures de trajet entre Hanoi et Danang par bus ou train et une heure de vol avec Vietnam Airlines. Il y a 700 kilomètres environ entre ces deux villes. Je ne suis pas emballé pour prendre le bus, j’ai déjà parcouru des centaines de kilomètres en bus dans des conditions inconfortables et la différence de prix entre le train et l’avion est minime. Le départ en avion est en milieu de matinée ce qui est quand même plus pratique que le bus et le train qui partent eux vers les 19h00. C’est décidé je prends l’avion.  

 

Les hôtels de la vieille ville font aussi office d’agences de voyages, tout peut être organisé par leur intermédiaire, bien sûr ils prennent une commission mais ça facilite tellement les choses qu’il serait ridicule de chercher à économiser quelques euros. L’un des responsables de l’hôtel organise ma réservation. Je récupère mon billet à la réception le lendemain matin, simple et pratique.  

 

Les quelques heures qui me reste à passer à Hanoi sont consacrées à la flânerie dans les rues du vieux quartier. Je m’installe à la terrasse d’un café et regarde la vie qui passe, moment de détente appréciable.

Par Jean Yves - Publié dans : incredibleasia
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Mardi 8 août 2006

Il est 06h30 quand on quitte la gare de Lao Cai. On est encore tous un peu endormis mais au fur et à mesure que nous cheminons vers le sommet l’air frais nous réveille.  Les premiers paysages de cultures en escalier apparaissent. La culture du riz est l’activité principale de la région, mais on y cultive aussi le maïs et des fruits tels que la pêche. Un couple d’Israéliens rencontré au laos et que j’ai croisé de nouveau à Hanoi m’a recommandé Le Mountain View hôtel. Il fait face aux montagnes et les chambres équipées de grandes baies vitrées offrent une belle vue. Et pour 8$ la nuit on ne peut rêver mieux.

 

L’intérêt de Sapa réside dans la rencontre avec les minorités ethniques, les deux plus grandes communautés étant les Mhong noirs et les Zao (Dzao). Une multitude de villages se nichent dans les vallées de la chaîne de montagnes de Haong Lien. De Sapa, de belles ballades à pied sont possibles et puis il est facile de louer une moto pour partir à la découverte des nombreuses cascades de la région et du col de Tram Tom situé à 1900 mètres d’altitude. 

Le village le plus proche de Sapa est le village de Cat Cat, il se trouve à 3 kilomètres au fond d’une vallée accessible par la route. Mais la descente par le chemin aménagé se révèle bien plus intéressante. 

Les jeunes filles Mhong et Dzao font commerce de souvenirs et de vêtements traditionnels. Toutes parlent quelques mots d’anglais et certaines parlent même quelques mots de français. Elles ont une technique de vente bien rodée, il est difficile de ne pas se laisser attendrir surtout quand elles portent sur leur dos le dernier né de la famille.          

Chaque samedi le grand marché de Sapa est très fréquenté par les montagnards et les touristes. En pleine saison les touristes sont parfois plus nombreux que les autochtones. Le marché est l’endroit idéal pour prendre des photos. Les montagnards y viennent faire provision pour la semaine. Les étals de viandes sont peut-être les plus intéressants, comme par exemple cette tête de buffle qui repose dans un bac en fer au milieu de sang caillé posé à même le sol.

Mais le plus fascinant reste l’observation des montagnards faisant leurs emplettes. Je passe la matinée à flâner dans les allées du marché. Je prends de nombreux clichés, peut-être les plus chargés en émotions depuis l’Inde. Les enfants et les personnes âgées sont les sujets les plus captivants. On ne s’intéresse pas à moi, on me laisse faire. On me lance parfois un petit regard amical.

Je prends une série de photos d’une grand mère et de son petit fils attablés devant des bols de riz. Elle a le visage ravagé par les rides, ses oreilles se sont allongées sous le poids d’énormes boucles en argent. On devine qu’elle a beaucoup travaillé dans sa vie, qu’elle continue probablement à travailler dans les champs, que les conditions de vie n’ont jamais été faciles. Assis à côté d’elle son petit fils, elle pose un regard plein de tendresse sur lui. Il a encore les joues du poupon, il se tient bien à table, il plonge sa cuiller dans le bol de riz avec entrain. La vie commence juste pour lui, sera-t-elle plus douce que celle de sa grand mère?

Sur leur droite, une mémé est assise seule, le visage moins abîmé par les ans, les oreilles allongées aussi par d’énormes boucles d’argent. Son regard dégage une immense tristesse, une lassitude de la vie peut-être? Elle mange sans appétit. Un peu plus loin, une jeune femme Mhong noir avec son enfant sur le dos mange un bol de nouilles. L’enfant me regarde fixement. Il a un grain de riz collé sur la joue. J’essaye sans succès de lui tirer un sourire.

Un groupe de jeune filles Mhong noir est installé sur l’escalier menant à l’étage des tissus. Elles regardent l’agitation du marché, un moment de distraction avant de poursuivre leurs emplettes, elles n‘ont peut-être pas l‘argent pour s‘offrir ce qu‘elles voudraient.

Et puis cette femme coiffée d’un chapeau traditionnel de forme conique qui reste sous la pluie sans bouger. Elle n’a pas l’air de bien aller, un coup de blues passager ou bien est-elle dans une détresse profonde? On sait bien que les gens ici n’ont pas grand chose et que l’afflux des touristes ne profitent qu’a un petit nombre de privilégiés.

Une vieille femme déambule les rues de Sapa à toutes heures de la journée et de la nuit, je l’ai déjà croisée à plusieurs reprises. Elle a perdu la tête, elle ne veut plus rentrer dans son village. De jeunes filles Mhong me raconte son histoire. Elle n’a plus rien, plus de famille, plus de toit, plus d’argent. Elle a vendu tous ces bijoux. Elle vit avec ce que les gens veulent bien lui donner. Elle dort dehors par tous les temps et même à cette période de l’année les nuits sont fraîches et humides. Des paumés il y en a de partout mais de voir une femme de son âge vivre sur le trottoir n’est pas chose facile. On pourrait penser qu’après l’Inde je serais blinder et bien non et heureusement qu’il en est ainsi.

 

Sur une note plus gaie, il y a une autre photo que j’adore c’est celle d’un jeune garçon, portant un t-shirt avec Sapa écrit dessus, posant devant des buffles en train de se rafraîchir dans une mare. Il a la morve au nez, le visage couvert de cicatrices, c’est un casse-cou c’est sûr.

Une autre de mes favorites est celle où une vieille femme Dzao croisé sur l’un des chemins de montagne essaye de me vendre quelques souvenirs. Il y en a plein d’autres que j’aime tout autant. Sapa restera l’un des meilleurs moment de ma visite au Vietnam.  

 

 

Le meilleur moyen de transport pour explorer les nombreuses cascades de la région est la moto. J’en loue une pour la journée. Ici, la circulation n’a rien à voir avec celle de Hanoi, mais il faut quand même faire preuve de prudence. Je me rends au plus haut col du Vietnam le Tram Tom situé sur le versant nord du Fansipan (plus haut sommet du Vietnam), il se trouve à une altitude de 1900 m. La vue est magnifique malgré le temps pluvieux, brumeux et froid. Un vent fort balaie le sommet. Les montagnes sont couvertes d’une végétation dense. Je descends sur l’autre versant en direction de Lai Chau, après quelques kilomètres seulement le temps change et il fait chaud de nouveau. Sapa est le point le plus glacial du Vietnam et Lai Chau le plus torride. Un peu avant d’arriver au col, la Thac Bac, ou cascade d’Argent, haute de 100 m, longe la route.

 

Je continue la découverte de la région en partant au hasard des routes et chemins. Souvent, je croise des montagnards marchant sur le bord de la route. De jeunes femmes portent sur leur dos des huttes pleines de fourrage. Les montagnards cultivent le riz, le maïs et élèvent de la volaille, des buffles, des chèvres et des porcs. Les montagnards mangent beaucoup de porc, dans la soupe de nouilles par exemple. Et tous, hommes comme femmes, portent le costume traditionnel de leur groupe ethnique.  

 

 

 

 

 

Il est temps de quitter la fraîcheur de Sapa pour retrouver la chaleur moite de Hanoi. J’ai réservé une place dans le train de nuit qui arrive à Hanoi vers les 5h00 du matin. Les vacances scolaires ont commencé, les trains sont complets. Je me trouve dans un compartiment avec deux Canadiennes et un Vietnamien qui fait ses études universitaires à Ottawa, il parle l’anglais avec un fort accent nord américain. Je suis claqué, je m’allonge sur ma couchette et ne participe pas à leur conversation. Je m’endors rapidement.

 

 

Par Jean Yves - Publié dans : incredibleasia
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Lundi 7 août 2006

La deuxième excursion était un voyage de 3 jours/2 nuits dans la baie d’Along*. On passe la première nuit sur une jonque dans la baie, proche de l’île de Cat Ba. La deuxième dans un hôtel sur l’île. Le premier jour on part de Hanoi jusqu’au port d’Along d’où on embarque à bord d’une jonque. La ballade dans la baie commence pendant qu’on déjeune. Il fait très beau et très chaud. Il est difficile de rester sur le pont supérieur et de profiter des chaises longues. Je fais de fréquents aller retour entre la proue et l’intérieur de la jonque. On est un groupe de 16 personnes, de jeunes étudiants pour la plupart. Il y a bien un couple d’Australiens en vacances, les autres voyagent depuis des mois. Tous font la tournée des pays de l’Asie du Sud-Est. Alors, on partage nos expériences et informations. En milieu d’après-midi on visite la plus grande grotte de la baie, Hang Gau Do, découverte par les Français et qui l’appelaient « la grotte des merveilles ». Puis on rembarque pour poursuivre notre chemin vers la baie de Lan Ha qui se situe à l’est de l’île de Cat Ba. Cat Ba est la plus grande île de la baie d’Along. Elle abrite quelques minuscules villages de pêcheurs et une ville en plein essor. La terre étant trop rocailleuse pour l’agriculture, la plupart des résidents vivent de la mer ou du tourisme. Ces difficiles conditions d’existence ont poussé de nombreux habitants de Cat Ba à se joindre à l’exode des « boat people » vietnamiens dans les années 70 et 80. Des millions de Vietnamiens fuirent la brutale répression du régime communiste qui cherchait à punir les Vietnamiens (capitalistes) les ayant combattus. De nombreuses familles ont été divisées, brisées et certains ne souhaitent toujours pas revenir au pays malgré les appels fréquent du gouvernement leur demandant de rentrer. Il fait tout pour leur faciliter les démarches administratives. On leur fait dire que leur savoir, leur éducation pourrait bénéficier grandement au développement du nouveau Vietnam. Ils sont nombreux à hésiter. Les boat people ont trouvé refuge aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Europe. Ils réfléchiront à deux fois avant de quitter des pays libres, démocratiques et retrouver la paperasserie du régime communiste. Beaucoup ont ainsi déserté l’île mais, grâce à la manne financière fournie par les parents d’outre-mer, les habitants de Cat Ba ont pu construire des hôtels et des restaurants.

 

Vers les 17h00, pendant qu’on naviguait au milieu de magnifiques pics rocheux plongeant dans la mer, le moteur a calé. Le soleil étant moins chaud, j’étais confortablement installé sur une chaise longue du pont supérieur, devisant avec deux jeunes New Zélandaises. Nous sommes restés là plus d’une heure avant que le moteur daigne à redémarrer.

Nous sommes arrivés relativement tard au port de Cat Ba où nous avons débarqué quelques voyageurs ayant choisis de ne pas passer la nuit à bord du bateau. Puis nous sommes allés ancrer dans la baie proche de villages flottants. On trouve également dans la baie des fermes qui pratiquent la pisciculture et l’ostréiculture. Les hommes partent pêcher en mer, ramènent leurs prises. Les poissons sont ensuite engraissés dans ces fermes flottantes avant d’être vendus sur le marché de Cat Ba. Ces gens sont très pauvres, ils n’ont pas les moyens de vivre à terre. Le plus grand village flottant à même son école. L’école n’est pas obligatoire au Vietnam et est payante. Les familles les plus pauvres ne peuvent donc pas envoyer leurs enfants à l’école. Ces enfants commencent à travailler très jeunes, ils aident leurs parents à la pêche. Ils se déplacent dans la baie à bord de petite coquille de bambou, embarcations légères et faciles à manœuvrer.  

Suite à la panne du moteur, nous avons été privé d’électricité pendant une bonne partie de la soirée. Heureusement, nous l’avons eu pendant la nuit car il est impossible de dormir sous cette chaleur sans ventilateur.

 

Le programme de la deuxième journée était le suivant : après le petit déjeuner, on débarque sur l’île de Cat Ba, direction l’hôtel où nous passons la deuxième nuit. Après l’enregistrement un minibus nous emmène au parc national de Cat Ba situé à une quinze de kilomètres de la ville. Là-bas nous faisons une petite ballade de deux heures qui nous conduit au sommet de l’une des montagnes du parc d’où on a une vue formidable sur les environs. La descente est plus périlleuse que la montée, pour arriver au sommet nous avons escaladé des échelles rouillées peu stables.

On est de retour à l’hôtel pour la pose déjeuner.

L’après-midi est consacré au Kayaking. Un petit bateau nous conduit du port de Cat Ba au milieu de la pittoresque baie de Lan Han. L’une des fermes de pisciculture installées dans la baie s’est diversifiée, en même temps que d’élever des poissons elle loue des Kayaks au tour operator.

Ce sont des kayaks à deux places, je fais équipe avec le guide. La ballade dans la baie nous permet de découvrir de petites grottes, un  lac intérieur, qu’on ne peut accéder qu’à marée basse en passant par un passage creusé dans la roche. Et, enfin, une belle plage de sable fin. On se baigne avant de prendre le chemin du retour. Les courants sont forts, ça tire sur les bras, il n’est pas facile de faire du kayak sur mer même si il y a peu de vagues.

 

Le troisième et le dernier jour nous faisons le chemin en sens inverse. Le ciel est voilé mais la ballade de Cat Ba à Along est aussi agréable qu’à l’aller. Après le déjeuner, un minibus nous ramène à Hanoi. 

Le soir même je prends le train de nuit qui relie Hanoi à Lao Cai, ville frontalière entre le Vietnam et la Chine. Sapa* est à 38 kilomètres de Lao Cai, on parcoure les derniers kilomètres en minibus.

*Along (Ha Long) signifie « là où le dragon descend dans la mer ». La légende veut qu’un énorme dragon ait vécu dans la montagne. Courant un jour vers la mer, il créa, avec les battements de sa queue, les vallées et les crevasses de la région. Lorsqu’il plongea dans l’eau, les trous qu’il avait creusés s’emplirent d’eau, ne laissant que quelques terres émergées.

*Sapa, altitude 1650 m, principale destination du Nord-ouest est une station de montagne érigée en 1922, elle se niche dans une vallée superbe proche de la frontière chinoise. Cette région magnifique est peuplée de plusieurs minorités. Le charme de Sapa réside principalement dans la rencontre avec les minorités Hmong et Dzao. Très pauvres, ces montagnards dont la plupart ne sont pas scolarisés ne savent ni lire ni écrire mais de nombreuses jeunes filles maîtrisent bien l’anglais. L’état des routes rendait autrefois son accès difficile depuis Hanoi. D’autres aléas historiques l’ont empêché de devenir un haut lieu touristique : la seconde Guerre Mondiale, la guerre d’Indochine, la guerre du Vietnam, les affrontements sino-vietnamien de 1979, sans compter le déclin brutal de l’économie du pays dans les années 80. Les vieux hôtels édifiés par les Français ont été laissés à l’abandon et Sapa est tombée dans un oubli quasi général.  Récemment la « redécouverte de la  ville » a entraîné un boom touristique qui a  radicalement modifié le sort de Sapa. Aux alentours de Sapa, la chaîne des Hoang Lien, surnommées les Alpes tonkinoises par les Français, comprend le point culminant du pays, le Fransipan (3143m). Sa cime, parfois enneigée et fréquemment noyée dans le brouillard, domine Sapa.

Par Jean Yves - Publié dans : incredibleasia
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Samedi 5 août 2006

La première excursion que j’ai fait depuis Hanoi était d’une journée à Tam Coc. Tam Coc signifie « trois grottes », ce site d’une rare beauté est aussi appelé « la baie d’Along des rizières ». Alors que les hautes formations rocheuses de la baie d’Along se dressent au-dessus de la mer, celles de Tam Coc dominent un paysage de rizières. On se promène en canot à rames au milieu des rizières. Ce sont des femmes qui nous font visiter la région. Puis nos canots pénètrent dans une grotte, on traverse la roche pendant une bonne centaine de mètres avant de retrouver, de l’autre côté, la lumière.

 

 

Un temple se dresse sur un petit bout de terre. On accoste pour le visiter, les rameuses en profitent pour se reposer quelques minutes. Puis on repart dans le sens inverse. Les chauves souris n’apprécient pas l’invasion de leur territoire par une bande de touristes en goguette, elles virevoltent dans tous les sens en poussant leurs cris aiguës et viennent frôler nos cheveux.

 

 

La ballade en canot dure un peu plus de deux heures. Le site se trouve à une centaine de kilomètres de Hanoi. Il y a un petit bout d’autoroute à la sortie de Hanoi, ensuite c’est une route nationale à une voie très fréquentée.  On roule à une moyenne de 40 kilomètres par heure. On est parti ce matin à 09h00, on est de retour un peu avant 18h00.  

 

 

 

 

Par Jean Yves - Publié dans : incredibleasia
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Samedi 5 août 2006

A partir du 29/06/05  

 

Je n’ai rien écrit depuis quelques jours. Trop occupé à visiter Hanoi, Tam Coc et à trouver une excursion vers la baie d’Along et l’île de Cat Ba. Puis organiser mon départ pour Sapa. 

 

Ici il est plus difficile d’organiser son voyage seul, et revient plus cher. J’ai donc fait l’excursion de Tam Coc, d’Along baie et l’île de Cat Ba. La première était d’une journée, la deuxième de trois jours. Je ne suis pas fan des excursions organisées mais je dois dire que j’ai apprécié ces quelques jours ou je n’avais rien à faire à part admirer les paysages et participer aux activités proposées. 

 

Hanoi est une capitale pleine de gens et de vie, on est loin de l’ambiance chill out de Vientiane. Les rues de la ville sont pleines de motos vrombissantes, made in china of course.

 

La circulation est chaotique, les fous du guidon foncent dans le tas, zigzaguant pour éviter d’envoyer dans les airs les piétons qui se trouvent sur leur chemin. C’est impressionnant. Voici la technique pour traverser une rue de la vielle ville encombrée de motos et autres véhicules: il faut être concentré, avancer doucement sur la chaussée en fixant les chauffeurs venant droit sur toi, quelques motos passent alors sur ta droite, d’autres sur ta gauche, dès qu’un gap dans la circulation se présente il faut en tirer avantage pour gagner quelques mètres, avant que d’autres motos ne t’encerclent. On arrive finalement à atteindre l’autre côté de la rue. Il ne faut pas compter trouver refuge sur les trottoirs, ils servent de parking pour les motos et les magasins exposent leurs marchandises dessus. On marche sur les côtés de la rue en espérant le meilleur. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, il y a très peu d’accidents. Hanoi a une population de plus de 4 millions d’habitants et il y a autant de motos.

Comme dans tous les pays pauvres rares sont les Vietnamiens qui peuvent s’acheter une voiture. Pour vous donner une idée des salaires pratiqués ici, le réceptionniste de ma guest house à Hanoi gagne l’équivalant de 80 dollars par mois avec seulement deux jours de congé par mois. Il n’est pas le plus mal loti. Comme en Inde, en Birmanie, au Laos, au Cambodge, la majorité des Vietnamiens sont des paysans et eux vivent souvent avec moins d’un dollar par jour. Pas de grasses subventions de l’état qui leur permettraient de vendre moins cher que le coût de production et pourtant le Vietnam et l’un des plus gros exportateur de riz au monde.

Hanoi est une ville moderne, agréable. On y trouve de tout, les magasins sont remplis de marchandises. Comme dans toute l’Asie les gens vivent dans la rue. Les appartements sont petits, alors si on vit au rez-de-chaussée on s’installe sur le trottoir pour prendre ses repas, de petits restaurants tiennent aussi business sur les trottoirs. On mange bien à Hanoi et pour pas cher. Je suis devenu un expert avec les baguettes. Les repas sont à base de riz, de nouilles, de légumes souvent assaisonnés d’ail, d’oignons et d’ananas frits et de viande sautée à la poêle, le tout assaisonné au nuoc mam (sauce de poisson fermentée), le poisson et les crustacés tiennent une bonne place aussi mais sont souvent plus onéreux, sans oublié les grenouilles et le chien.

Il y a quelques années encore, sur les îlots de la baie d’Along, les autochtones consommaient du singe. Je ne mange occidental qu’au petit-déjeuner, pain baguettes avec du beurre, de la confiture, des œufs au plat avec du bacon.

Il y a beaucoup à faire à Hanoi. On trouve de nombreux musées sans oublier le mausolée d’Ho Chi Minh. Et puis il est agréable de flâner autour du lac Hoan Kiem et de s’arrêter au Fanny ice cream pour déguster de délicieuses glaces au riz vert faites à la façon française.

 

Ici comme au Laos, on ne trouve que très rarement quelqu’un parlant le français. L’Asie est jeune et la langue qu’ils apprennent en priorité est l’anglais. Nombreux sont ceux qui connaissent le nom du président français, Chirac semble être très populaire ici, pour quelles raisons j’en sais rien, peut-être pour le 1 million d’euros qu’il a donné au gouvernement vietnamien pour rénover le pont, construit par les Français, enjambant le fleuve rouge  et qui sert aujourd’hui aux chemins de fer et aux piétions.

Les Vietnamiens sont des gens obstinés et forts, ils ont vaincu les Mongols, les Chinois, les Français et les Américains. Ils sont très fiers de leur histoire. Même si le pays reste pauvre d’énormes progrès économiques ont été faits depuis l’ouverture des frontières aux étrangers, il y a plus de dix ans maintenant. Le Vietnam semble suivre le chemin de la Chine et de nombreuses multinationales se sont installées ici, créant de nombreux emplois, la plupart se trouvent entre Hanoi et Haiphong, premier port du pays. On passe près de Haiphong quand on se rend dans la baie d’Along.

Par Jean Yves - Publié dans : incredibleasia
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