24/06/05
Après une panne de mon ordinateur que j’ai partiellement réglée ici à Hanoi pour quelques euros seulement, je reprends le cours de mon journal.
Après mon voyage avec les Anglais/Chinois vers les chutes de Kuang Si mon séjour à Luang Prabang c’est poursuivi pendant encore quelques jours. La journée je faisais des ballades en vélo/VTT, le soir je rencontrais des compagnons voyageurs à L’Etranger, j’ai vu quelques films aussi. J’ai effectué une ballade en VTT vers les chutes de HS, près de 60k aller/retour, sur un chemin vallonné pierreux et poussiéreux, une journée où j’ai bu au moins 5 litres d’eau. J’aurais fait le chemin vers les chutes en minibus, en bateau et en VTT. Le moyen de transport le plus relaxant reste le bateau mais avec le VTT on s’arrête où on veut quand on veut. J’ai pris de belles photos cette journée-là. A KS, j’ai déjeuné au même endroit qu’avec mes compagnons d’un jour. La purée de piments faites maison est un délice, on s’en sert pou assaisonner les plats. Et après plus de 2 heures de labeur j’étais en appétit et assoiffé.
Il n’a pas plu pendant quelques jours et puis soudainement le déluge pendant une journée entière. La mousson s’installe vraiment le jour de mon départ vers Vientiane en bus VIP plein de touristes. Il y a bien quelques visages de type asiatique mais ce sont des Français d’origine laotienne. Le trajet en bus public coûte bien moins cher mais il s’arrête de partout pour prendre des voyageurs et le voyage dure au moins 3 heures de plus. Le voyage entre LP et VV est sinueux, on monte et descend de nombreux cols, plusieurs des voyageurs sont malades, les wc sont occupés en permanence, manque de chance je suis assis à côté. Je ne me sens pas très bien non plus, le roulage et le tangage donnent l’impression d’être à bord d’une barcasse perdu en pleine mer par une journée de gros temps. L’accompagnateur distribue des sacs en papier. Un garde armé d’une mitraillette nous accompagne aussi, dans les années passées des attaques fréquentes sont survenues sur la route nationale13 entre Luang Prabang et Vang Vieng. Je ne sais pas si c’est rassurant ou inquiétant d’avoir un garde en arme avec nous. Que pourrait-il faire si une bande de voyous nous attaquait? Tirer dans le tas? Pour les chasser on pourrait peut-être leur vomir dessus!
Enfin, on est arrivé à Vientiane sans aucun problème. Je n’ai pas visité le sud, ce sera pour un prochain voyage, on ne peut pas tout faire si on ne veut pas courir dans tous les sens. J’ai passé beaucoup de temps à LP parce qu’on y est bien et que les paysages de la campagne et des montagnes autour sont beaux et relaxant.
J’ai terminé mon voyage au Laos à Vientiane d’où j’ai pris un vol de lao Airlines vers la capitale vietnamienne. L’aéroport de Vientiane est bien plus petit que celui de St Ex, mon vol partait à 08h00, les parkings étaient vides. A 06h30, nous étions une petite dizaine à attendre l’ouverture du check in. Il n’y avait pas d’autres vols partant en même temps que le notre, le seul vol à l’arrivée était un vol de Vietnam Airlines en provenance de Hanoi. L’appareil de Lao Ailines était un ATR72, appareil par propulsion à hélices. On a atteint Hanoi en un peu moins d’une heure, on a eu de belles vues des montagnes et de la jungle séparant le Laos du Vietnam. Les formalités d’immigration et de douanes ont été rapidement expédiées, je me suis vite retrouver assis à bord du bus de Vietnam Airlines à destination du centre ville qui se trouve à une trentaine de kilomètres de l’aéroport. Mon séjour au

11/06/05 au 14/06/05
Je suis de retour à LP, après un crochet par Luang Nam Tha qui se trouve aux portes de la Chine. J’ai été déçu par LNT, je m’étais fait l’idée d’une petite ville logée au milieu des montagnes, point de départ de treks dans le parc national tout proche. L’impression qu’on a quand on arrive à LNT est d’être au milieu de nulle part. Une route à grande circulation divise la ville, un flot continu de camions chargés de marchandises « made in china » la traverse. Après LP et NK c’est un « downer » que de se trouver-là. Je n’y passe qu’une nuit, le lendemain matin je prends le bus à destination de LP, le voyage dure 10 heures.

On prend vite de petites habitudes. Tous les matins je prends mon petit déjeuner dans le même café au bord du Mékong qui se compose invariablement de : salade de fruits, jus de citron doux, mango shake, thé au lait, pain baguette, beurre et confiture.

Un matin, une jeune femme de type asiatique m’aborde. Elle parle très bien l’anglais, normal, elle est de Singapour. Elle et son ami anglais sont à la recherche de partenaire pour se rendre par bateau aux chutes de Kuang Si. J’y suis déjà allé en mini bus, mais une petite ballade en bateau sur le Mékong me tente bien. Et puis sous cette chaleur l’idée de plonger dans l’eau fraîche des chutes est séduisante. Un couple de jeunes anglais en voyage de noces se joint à nous. On passe une belle journée, tous sont très sympas.

Les noceurs sont de Nottingham, lui est fermier, elle travaille dans le département sales et marketing d’une grande banque. Chris, l’anglais vivant à Singapour, est propriétaire d’un pub qu’il a récemment mis en vente, sa copine chinoise de Singapour est pleine de tonus et d’entrain. Il a une cinquantaine d’années, elle est un peu plus jeune.
Après notre baignade dans plusieurs basins des chutes, on se retrouve autour d’une table d’un des nombreux restaurants bordant le chemin menant aux chutes. Anglais et bière sont inséparables, ils en font une grande consommation, notre table est vite encombrée par les bouteilles vides. Mais on rigole bien. Je ne sais pas de quoi parle le jeune fermier de Nottingham mais tous sont hilares alors je ris aussi. Après deux bières sous cette chaleur mon cerveau ne fonctionne plus. Ca n’arrête pas les Anglais de commander une autre tournée, les bouteilles font 600 ml quand même. On est tous un peu ivre.

On fait le chemin retour entre les chutes et le petit port en pick-up. Encore une fois les paysages sont magnifiques, des paysans sont en train de labourer un champ avec des buffles, d’autres travaillent dans des rizières. Le ciel est chargé de nuages de pluie, l’horizon est souligné par des cocotiers, des bananiers et d’immenses tiges de bambou s’élançant vers le ciel.

De retour à LP, une sieste s’impose.
L’étranger est une librairie, café de LP. On peut y échanger ses livres, bouquiner, se relaxer sur les confortables matelas du bar situé au premier étage de l’établissement. Et chaque soir, à 19h00, un film du circuit indépendant est diffusé, la plupart sont américains. C’est l’endroit idéal pour rencontrer d’autres voyageurs.
05/06/05 au 10/06/05
Je n’ai rien écrit depuis mon arrivé à Luang Prabang.
Voyage très agréable entre VV et LP, la route 13 est en bon état et les paysages montagneux du Laos sont magnifiques. On arrive à LP vers 16h00, notre mini bus nous dépose devant deux guest house situées proche des rives du Mékong. La première propose une belle chambre pour 4$, je ne vais pas chercher plus loin.

LP est classée par l’Unesco comme a world heritage city et bénéficie d’une aide au développement du tourisme afin de mettre la ville et ses monuments en valeur. L’ancien palais royal* a été transformé en musée, la ville compte aussi de nombreux temples. Le marché de nuit est un beau spectacle et l’occasion de manger dans la rue. L’une des rues de la ville est réservée à la nourriture, on y trouve de tout, certains étales sont spécialisés dans le poulet et le poisson, d’autres la viande de porc, d’autres les légumes, riz et nouilles, d’autres les fruits (ananas, mangue, papaye, banane, litchi, citron doux), d’autres encore le pain et les confiseries. On fait son marché puis on va s’asseoir à une petite table où on peut acheter une assiette de légumes et une boisson fraîche. C’est une bonne façon de rencontrer les locaux et d’autres touristes qui s’aventurent un peu en dehors des sentiers battus.
LP est une ville à découvrir à vélo, la ballade le long du Mékong et de la Nam Khan river est un MUST DO. Elle est un peu plus grande que Vienne, on en a donc vite fait le tour.

En face de l’ancien palais royal une colline offre un joli point de vue sur la ville et les rivières, on y trouve aussi quelques temples. Puis au coin d’une rue on tombe sur un terrain de boules, il n’est pas rare d’y voir de jeunes laotiens faire une partie de pétanque.
LP est vraiment une ville très agréable, avec ses petits cafés, ses beaux temples et son atmosphère détendue, zen comme le reste du pays d’ailleurs. Prendre son petit déjeuner dans un café au bord du Mékong est un moment savoureux de la journée.

A une trentaine de kilomètres de LP on trouve les chutes de Kuang SI. On est souvent déçu par les cascades, on s’attend à un paysage spectaculaire et généralement tout ce qu’on voit sont deux filets d’eau tombant dont ne sait où.
Ce n’est pas le cas de Kuang. Le débit des chutes est abondant, elles sont formées de plusieurs niveaux au milieu d’une forêt tropicale luxuriante. On peut également s’y baigner. Le deuxième niveau qu’on atteint en grimpant un chemin le long de la montagne a un lagon d’une belle taille et offre une superbe vue sur les montagnes environnantes. Les routards se retrouvent là pour quelques plongeons dans l’eau fraîche. Comme tout le monde j’ai sauté dans l’eau froide avec bonheur, par contre je n’ai pas fait le singe comme certains qui ont escaladé un arbre afin de sauter d’encore plus haut. A peine sorti de l’eau que des trombes d’eau se sont abattues sur nous. Le chemin est rapidement devenu boueux et glissant. . En un rien de temps le ciel s’est assombri et ça été le déluge pendant plus d’une heure. Puis les nuages se sont dissipés et le soleil brillait de nouveau.
*Palais royal, après la révolution de 1975 le dernier roi de LP et sa famille furent arrêtés et envoyés dans le nord du pays, depuis pas de nouvelles.
Après avoir passé quelques jours agréable à LP, je décide de monter un peu plus au nord et de rejoindre par bateau le petit village de Nong Khiaw. En pleine saison des bateaux partent chaque jour pour Nong Khiaw, mais pas en ce moment. Il faut être entre 8 et 10 pour partager le coût d’affréter un bateau qui est fixé à 100$. Le voyage doit durer 6 heures mais en période de mousson la rivière Nam Ou est plus difficile à pratiquer et le voyage peut prendre jusqu’à 10 heures.
Le 05 au matin je me présente au port en espérant trouver d’autres voyageurs souhaitant faire le même voyage. J’ai de la chance de trouver un couple de français qui a déjà fait tout le travail de recrutement. Ils sont six pour l’instant avec moi ça fait 7 puis un américain arrive suivit d’un couple d’australiens. On est 9, c’est gagné, une embarcation est préparée, notre départ est prévu à 09h30. Notre bateau est une sorte de barque étroite à moteur de 10 places, les sièges sont en bois et il y a un toit pour nous protéger du soleil et de la pluie. Il est précisé dans le Lonely Planet que le voyage en bateau entre LP et NK est le plus spectaculaire que l’on puisse faire au Laos.

On a embarqué, on est prêts pour le départ. On commence par remonter le Mékong, on croise de nombreuses embarcations. Il existe aussi un service de bateau rapide jusqu'à NK, il faut diviser le temps de voyage part deux. Deux de ces embarcations nous dépassent à très grande vitesse, les passagers portent des casques. Mais à cette vitesse a-t-on vraiment le temps de regarder le paysage?
On est 11 à bord, 9 passagers et 2 membres d’équipage, le capitaine est aux commandes pendant que son épouse veille sur le moteur. On remonte la rivière en zigzagant afin d’éviter les passages où le courrant est puissant. Ca fait plus de deux heures qu’on est sur l’eau quand le moteur cale, on navigue proche des bords, pas de problème donc pour accoster. On en profite pour faire une pose pipi et se dégourdir les jambes, une bonne occasion aussi pour prendre quelques photos. En une demi-heure le problème est réglé et on est de nouveau sur le chemin de NK. On franchit des petits rapides puis soudain le bateau ralenti, il y a peu de fond. Le capitaine et sa femme descendent du bateau pour le pousser, on se propose de les aider mais le capitaine nous fait signe de s’asseoir, on obtempère. Les voyant peiner à pousser le bateau l’Australien et moi sautons à l’eau pour leur donner un coup de main, on a de l’eau jusqu’au haut des cuisses. Rapidement le bateau est dégagé de se mauvais passage.

On traverse de très beaux paysages, des montagnes verdoyantes couvertes de bambouseraies tombent à pic dans la rivière. Les berges de la Nam Ou abritent de nombreux villages de pêcheurs. Des enfants se baignent et nous envoient des signes de la main, nous leur faisons signe aussi, puis c’est un troupeau de buffles qui se rafraîchit dans l’eau, seuls leurs têtes sont visibles, ils battent des oreilles signifiant certainement qu’ils apprécient d’être au frais.
On croise des pêcheurs jetant leurs filets, d’autres portent un masque de plonger et tiennent un éperon à la main, ils plongent de rochers près du bord. Puis de nouveaux paysages de carte postale s’offrent à nous. 
Un peu plus d’une heure avant d’arriver à NK, un violent orage accompagné d’éclairs et de coups de tonnerre éclate. On descend les bâches pour se protéger. On ne voit plus rien. Le bruit de la pluie frappant le toit de notre barcasse est assourdissant. Le capitaine tient la barre même si la visibilité est réduite à néant, mais comme ce n’est pas la première fois qu’il fait le voyage je pense qu’il pourrait guider le bateau les yeux fermés. On remonte les bâches dès que l’intensité de la pluie diminue. Il fait un peu plus frais, c’est agréable. On approche de notre destination, un bon repaire est le pont qui enjambe la Nam Ou et qui relie les deux villages que sont Nong Khiaw et Muang Ngoi.
Notre voyage aura duré 9 heures, j’ai les fesses en compote!
Il n’y a pas grand-chose à faire ici, c’est le coin idéal pour se relaxer sur la terrasse de son bangalow et de papoter avec d’autres voyageurs sous la véranda de la Sunset Guest House. Le propièttaire du Sunset parle très bien le français, sa femme pas du tout. Ils ont une petite fille adorable de onze mois.
En fait il y a de nombreuses marches à faire autour de NK mais sous cette chaleur c’est impossible et avec la mousson les chemins peuvent devenir rapidement impraticables. Ce sera donc farniente et papotage pour la durée de mon séjour. Je loge dans un petit bungalow fait de bambous, le lit est confortable, une moustiquaire le recouvre, indispensable ici. Tous les insectes de la planète se sont donnés rendez-vous à NK. Les moustiques sont virulents pourtant j’ai un anti-moustique puissant. Au coucher du soleil c’est une nuée d’insectes qui s’abat sur vous, en plus des lézards qui prennent position pour la nuit, certains sont énormes, ça grouille de serpents aussi mais je n’en ai pas vu. J’ai roulé sur un à VV.
Je rencontre peu de Français, la grande majorité des voyageurs sont de jeunes britanniques ayant passés leur bac. Ils prennent une année sabbatique avant de commencer des études universitaires et sont en route vers l’Australie où ils pourront gagner un peu d’argent avant de continuer leur tour du monde. Le deuxième gros du troupeau sont les Américains. On ne voit pas de voyages organisés, ce n’est pas la saison, il fait trop chaud. Et de toute façon je ne pense pas que NK soit sur l’itinéraire des TO. LP c’est certain. Le tourisme au Laos n’est pas encore développé à grande échelle, pourtant il a beaucoup à offrir et quand l’infrastructure touristique sera en place il risque fort de devenir un petit Vietnam. Tous les voyageurs que je rencontre qui ont visité le Vietnam ont des avis mitigés sur le pays. Tous disent qu’il est difficile de sortir des sentiers battus, que les Vietnamiens ne sont intéressés que par l’argent, qu’ils sont peu aimables et qu’il est difficile d’obtenir des informations. On entend beaucoup la rengaine que c’était mieux avant, qu’il aurait fallu visiter le Vietnam 10 ans en arrière, que tout est devenu très commercial, qu’on est sollicité en permanence, (ça ne peut pas être pire que l’Inde).
C’est vrai que le Vietnam est l’un des pays du sud est asiatique le plus visité, les TO ont rapidement développé ce nouveau marché.
C’est aussi l’un des plus cher de la région. Le visa coûte 55$ pour un séjour d’un mois. Enfin je verrai une fois sur place. Je serai à Hanoi le 20/06.
La vie à NK : je ne sais pas de quoi les gens vivent mais personne ne semble avoir un travail. Ils pêchent un peu, cultivent peut-être un petit bout de terrain, font pousser un peu de pavot aussi. Plus on monte dans le nord plus on se rapproche des lieux de production de l’opium. Particulièrement importante aux portes des frontières chinoise et birmane. Apparemment la production laotienne est consommée sur place. Les anciens continuent de fumer des pipes d’opium ainsi que quelques touristes à la recherche de nouvelles sensations, chemin très glissant, on devient rapidement accro à l’opium. Quoi qu’il en soit la vie à NK est paisible, il ne se passe pas grand-chose, je dirai même qu’il ne se passe rien, seuls le petit port est les rives de la Nam Ou sont animés. Mais quand je dis animé ça ne veut pas dire qu’il se passe tout le temps quelque chose, bien au contraire, ça veut dire que de temps en temps il se passe quelque chose. Pas besoin de fumer de l’opium pour devenir stone, le simple fait de regarder, de la terrasse de mon bungalow, le port et les paysages autour m’entraîne dans une rêverie dont il est difficile de sortir. Stone de verdure et de rien et ça ne coûte pas un centime, mais si je devais rester vivre ici alors peut-être aurais-je besoin de l’opium ou de beer lao pour m’aider à supporter le rien. Comme tout dans la vie le trop ou le pas assez n’est pas bon, c’est la voie du milieu la solution, (merci bouddha)!
En parlant de bouddha, je suis en train de lire un livre d’entretiens entre le Dalai Lama (qui est le bouddha de la compassion) et Jean-Claude Carrière (grand spécialiste de l’Inde) qui a pour titre « Le pouvoir du bouddhisme », un livre que j’ai acheté en Inde et qui est paru pour la première fois en France en 1994. Le Dalai Lama dit que l’un des plus grands fléaux de notre temps est la surpopulation dans les pays du tiers monde et que l’un des moyens de réduire la pauvreté dans ces pays-là est l’éducation, l’autre étant le contrôle des naissances. Il dit ça en 1994 pendant que le pape Jean Paul 2 continue de proclamer que chaque nouvelle naissance est un don de dieu, il dit ça au Mexique alors que le planning familial de ce pays essaye d’enseigner les moyens de contraceptions aux populations les plus défavorisés. L’attraction principale du bouddhisme sur les occidentaux est sa modernité, le fait de vivre avec son temps et de s’adapter à son époque, de ne pas faire sans cesse référence à des écrits sacrés datant de plusieurs siècles. Il parle souvent de l’écart entre les pays riches et les pays pauvres, ça ne peut pas rester en l’état. Comment accepter qu’une partie de l’humanité se goinfre pendant que l’autre crève de faim. Pour en savoir plus acheter ce petit livre très intéressant, qui ne manque pas à faire réfléchir.
Anyway, je retourne à mes rêveries diurnes, see you later.

31/05/05
Le 31, Départ pour Vang Vieng qui se trouve à moins de 150 kilomètres au nord de Vientiane (3h30 de bus environ), très connue pour ses grottes, ses montagnes de granite, ses ballades en Kayak, la descente de la rivière Nam Xong sur chambre à air (tubing). Elle a aussi la réputation d’être l’un des plus important carrefour de trafic de drogues du pays. Il y est aussi facile de trouver de l’opium qu’à l’époque du protectorat français qui en favorisa la production ?
01/06/05
Vang Vieng est entouré par de magnifiques paysages mais la ville en elle-même est sans intérêt. Sur l’avenue principale, il y a une concentration de restaurants (qui diffusent des épisodes de Friends en boucle sur grand écran), bars et autres magasins de souvenirs. Tout est fait pour attirer le touriste anglais ou australien. Mais dès qu’on s’éloigne un peu c’est un vrai bonheur que de se balader en vélo au milieu de ses petites montagnes de granite qui renferment de nombreuses grottes.

Les deux grottes les plus intéressantes sont Chang Cave au sud de la ville à une dizaine de minutes en vélo de mon hôtel, l’autre se trouve à 6 kilomètres à l’ouest, Pou Kham Cave. On accède à la première via le Vang Vieng Resort, on traverse le pont au dessus de la Nam Xong puis on continue le chemin à pied jusqu’aux escaliers qui montent à la grotte. J’y suis de bonne heure, il n’y a pas encore de touristes. C’est l’une des plus grandes grotte de la région, à l’une des ses extrémité il y a une ouverture sur l’extérieur qui offre un beau panorama sur la campagne. Les grottes renferment des statues de bouddha, elles sont aussi des lieux de prières.
On atteint la deuxième en traversant le petit petit pont de bambou proche du Nan Xong hôtel puis on pédale pendant 6 kilomètres sur un chemin pierreux jusqu’au village de Pou Kham. Devant l’entré de la grotte il y a un lagon, une petite baignade s’impose après la visite. Pour accéder à la grotte il faut escalader 200 mètres de montagne, le mot escalader est juste car la pente et raide, la plupart du temps il faut s’agripper à une rampe de bambou pour de pas partir à la renverse. Une fois arrivé au sommet on pénètre dans la grottes qui n’est pas éclairée. Il faut faire très attention où on pose les pieds, le sol est humide et très glissant. Après s’être retrouvé par terre une ou deux fois on arrive dans la salle principale qui est éclairée par une ouverture dans la montagne, au centre se trouve un autel sur lequel repose un bouddha allongé. La bouddha allongé symbolise la montée vers le nirvana. Puis il faut redescendre ce qui est encore plus périlleux que la montée mais quand on arrive en bas c’est un bonheur de plonger dans l’eau froide du lagon. 
La mousson est là. Il tombe quelques gouttes puis le soleil sort, une demi heure plus tard il pleut de nouveau avant que le soleil refasse son apparition. Il fait très chaud, on est moite en permanence mais on s’habitue.
Demain 02 juin, départ pour Luang Prabang (6 heures de bus environ), rien ne peut-être pire que les voyages en bus du Myanmar. Si il y en a un, le trajet entre Vientiane et Hanoi 22 heures de bus, je verrai si mon budget me permet de prendre l’avion. Je continue ma montée vers le nord du Laos.