Tana Toraja, Sulawesi du 09 août au 20 août.
A peine débarqué du vol Ende-Denpasar que je me précipite au comptoir de Garuda Airways pour connaître les disponibilités et les tarifs entre Denpasar et Makassar. Le tarif est un peu cher, un Indonésien qui a entendu ma conversation m’indique que Lion Air, une compagnie low cost, a un vol quotidien sur Makassar, il y a un départ dans moins de deux heures. Le comptoir des ventes de Lion Air est à deux pas. Malheureusement, Le vol est complet, je demande si je peux être mis sur la liste d’attente, oui c’est possible. Parfait, je n’ai plus qu’à attendre 19h00 pour savoir si il y a une place de disponible. Le tarif a/r est de 900,000 rupiahs* près de 400,000 rupiahs de moins que le meilleurs tarif de Garuda.
45 minutes avant le départ, on me dit que j’ai une place sur le vol de ce soir (08/08) avec un retour confirmé pour le 20/08. Tout baigne.
Makassar est une grande ville portuaire surpeuplée sans intérêt, je n’ai pas l’intention de la visiter. Et comme la gare routière est à une dizaine de kilomètres de l’aéroport je compte passer la nuit dans un hôtel proche de l’aéroport. Il faut compter 9 heures de bus entre Makassar et Rantepao, plus grande ville du pays Toraja qui sert de base pour visiter les villages alentours.
Après moins d’une heure de vol dans un MD82 plein à craquer, on atterrit à l’aéroport de Makassar aussi appelé Ujung Pandang. Je trouve rapidement un hôtel de transit situé à quelques kilomètres d’ici, 70,000 rupiahs la nuit. La voiture de l’hôtel m’y conduit. Ma chambre ressemble à une cellule de prison et il y a deux gros cafards morts dans la cuvette des WC, la literie est en bon état et les draps sont propres alors pour une nuit ça fera l’affaire.
Je demande à la réception les horaires de bus pour le pays Toraja, il y a un départ toutes les deux heures. Je prendrai celui de 08h00.
Comme dans tout hôtel de transit, il y a de nombreux va et vient, je ne peux pas dire que j’ai passé une nuit reposante mais, ce matin, je suis plein d’ardeur. Je prends une moto taxi pour me rendre à la gare routière, toutes les motos peuvent être considérées comme taxi, il suffit d’arrêter le chauffeur et de lui demander combien il prend (tarif à négocier), c’est facile et pas cher. Le moyen de transport le moins cher reste le bemo (minibus) mais ils sont moins pratiques, souvent bondé et l’arrêt peut se trouver loin de l’endroit où tu veux aller. Ma moto taxi me dépose devant les marches de l’autobus en partance pour Rantepao. Je ne sais pas combien il y a de kilomètres entre Makassar et Rantepao, ici, on compte en heures de route. De toute façon rien ne peut être pire que les routes du Myanmar ou que la route entre Siem Reap et la frontière Thaïlandaise.