Le lendemain j’entreprends une longue ballade dans


Sur la falaise derrière le village de Ke’te Kesu on trouve d’anciens tombeaux suspendus ainsi que des caves servant de sépulture.
Les morts étaient enterrés avec leurs possessions favorites (bijoux, argent…), ceci conduisait à de nombreux pillages de sépultures. Afin d’éviter les profanations de tombes, les Torajas ont commencé à suspendre le long de hautes falaises ou d’enfuir à l’intérieur de cavités profondes les cercueils. Assis au balcon ou suspendu à la falaise un tau tau, effigie du mort grandeur nature en bois sculptée est exposée devant l ’entrée du tombeau. De nos jours les morts sont placés dans le caveau familial, un caveau peut contenir plusieurs centaines de cercueils. La construction peut être moderne ou bien traditionnel. Il n’existe pas de cimetières. Les caveaux sont éparpillés dans

Je trouve le chemin pierreux qui relie Lemo à Tilanga. Il passe au milieu des rizières. Je le suis pendant quelques kilomètres. Le chemin monte légèrement, le panorama est superbe. On est dimanche, je croise des villageois se rendant à

La campagne est parsemée d’églises, toutes de construction assez récente, les anciennes constructions de bois ont disparues. De temps en temps on trouve une mosquée mais c’est assez rare. Ces villages abritent de petites communautés qui sont établies depuis des générations, il ne viendrait à l’idée de personne de se convertir à l’islam. On a tendance à affirmer plus fort ses différences quand on fait parti d‘une minorité.
J’arrive à Tilanga où je marque un arrêt devant l’une des sources d’eau froides de


Les caveaux sont présents dans toute la campagne, ils sont souvent installés sur une hauteur dominant les rizières. Je quitte mon jeune retraité, je continue mon chemin sous un soleil de plomb, à certains endroits on plante du riz.


J’arrive au niveau du chantier, une bonne dizaine de personnes s’activent. Ils ont du travail s’ils veulent que tout soit prêt pour le 25. J’aperçois au balcon de la maison principale le Tau Tau du défunt. Un jeune homme m’invite à monter à l’étage, il me dit que c’est son grand-père. Je lui demande si je peux prendre une photo, no problem mister. C’est un vrai travail d’artiste, le petit-fils me dit que c’est vraiment très ressemblant. Le grand-père est assis sur une chaise, une canne dans une main, une tige de bambou pleine de riz dans l’autre (appelée papillon). Il porte ses plus beaux habits. Sa maison de transit en quelque sorte est en construction aussi. Une cérémonie funéraire demande des mois voire des années de préparation et des dizaines de millions voire des centaines de millions de rupiahs dépensés.


Je poursuis mon chemin, il me reste quelques kilomètres à parcourir avant d’atteindre Longa. Pendant que les rizières ne sont pas cultivées, on fait grossir quelques poissons d’eau douce dans les bassins. Au bord d’une rizière un gamin lance sa ligne, sa canne est une fine tige de bambou. Il est midi, je ne sais pas si c’est vraiment le bonne heure pour pêcher. Il s’occupe car il n’y a pas beaucoup de distractions dans le coin. Pas de Nitendo ni de play station. Eventuellement la télévision par satellite et encore?
J’arrive à Londa, il me reste
Je passe le reste de mon séjour à me balader dans
*1€ = 11,000 rupiahs
