01/05/05
Aéroport de Dacca, 10h25am.
Le voyage avec Biman Bangladesh Airlines a démarré du mauvais pied. Le vol BG 094/30 avril entre Calcutta et Dacca avait 2 heures de retard au départ, pour un vol de 30 minutes entre les deux villes ça fait beaucoup. Mais l’aventure ne faisait que commencer.
Après quelques minutes de vols le pilote annonce notre descente vers l’aéroport international de Dacca. En pleine descente l’avion reprend soudainement de l’altitude. Je continue ma lecture sans me poser de question. Le pilote nous annonce qu’un orage fait rage (j’ai entendu ça quelque part) sur Dacca et que notre vol est détourné vers l’aéroport de Shah Amamat (don’t know where that is). Une vingtaine de minutes plus tard on atterrit à Shah Amamat. Le personnel de bord nous demande de débarquer, le personnel au sol nous conduit en salle de transit. Au bout d’une petite heure, on nous informe que le vol pour Dacca est prêt pour l’embarquement. Il est plus de minuit quand on arrive finalement à Dacca. Les passagers en transit doivent marquer un arrêt au comptoir de transit afin d’effectuer les formalités douanières et l’organisation du transport vers l’hôtel. On arrive à l’hôtel vers les 01h00 du matin.
Depuis quelques temps je suis moins chanceux avec les moyens de transport qu’au début de mon voyage. J’ai aussi perdu mon couteau Suisse dans l’histoire, j’ai oublié de le mettre dans mon sac à dos et il m’a été confisqué par la police de l’air de Calcutta. Never mind. On ne devrait pas s’attacher autant aux choses matérielles, j’en achèterai un autre à Bangkok, puisqu’à Bangkok on trouve de tout.
J’attends le départ de mon vol vers Yangon en espérant que les mésaventures s’arrêtent un peu. Il ne manquerait plus que mon sac à dos ne soit pas à l’arrivée. Je croise les doigts.
La suite dans quelques heures.
Yangon, 20h00. Je suis dans ma minuscule chambre du White House hôtel mais pour 5.00 usd la nuit petit déjeuner compris on ne peut pas demander la lune.
Le Vol Dacca-Yangon est parti à l’heure. On est quelques voyageurs à débarquer à Yangon, le reste des passagers continuent vers Bangkok.
L’aéroport de Yangon n’est pas équipé de jet bridge, on quitte l’Airbus de Biman par un escalier. A peine le pied posé sur le tarmac qu’on est saisi par la chaleur étouffante de
Le hall d’arrivée est clair et spacieux. Il est équipé de nombreux postes d’immigration. Premier constat, tous les postes sont occupés par de jeunes filles charmantes et souriantes. Les formalités d’immigration et de douanes sont réglées en un rien de temps. Depuis plus de quarante ans, le pays est sous le joug d’une dictature militaire dure. Je m’attendais à voir les formalités d’immigration effectuées par de vieux militaires grincheux. On sait aussi que le pays à grandement besoin de faire entrer des devises, l’économie est ravagée. les Birmans les plus démunis ont bien du mal à joindre les deux bouts. Ils doivent faire face à la corruption de la police et de l’armée. Ils sont sujets au raquette pour un oui ou pour un non. Les libertés individuelles sont bafouées. L’opposition est muselée. Ces principaux représentants sont emprisonnés. Aung San Suu Kyi est assignée à résidence surveillée, elle est totalement coupée du monde extérieur, même les diplomates étrangers ne peuvent pas rendre visite.
Premières impressions: La route menant de l’aéroport au centre ville est en très bonne état, il paraît que dès qu’on s’éloigne un peu de la capitale c’est
L’hôtel est bien situé, proche de Sule Paya (stupa an centre d’un grand carrefour du centre ville), et des petits restaurants. Le premier monument que je visite est donc le Sule Paya. Un gigantesque stupa doré siége au centre, tout autour des statues de bouddha dont certaines sont illuminées par des guirlandes électriques. Je viens juste de commencer la visite quand un moine m’interpelle en me demandant d’où je viens. Il est tout heureux de ma réponse et il commence à me parler en français. Ca fait sept mois qu’il prend des cours de français à l’alliance française de Yangon. Il se débrouille déjà très bien. Il me dit que les Français sont nombreux à venir visiter
On sait que les voyageurs indépendants sont surveillés par les services de sécurité. On ne peut se fier à personne. Il n’est pas conseillé de parler ouvertement de la dictature militaire et encore moins de la Lady*. Nos déplacements sont enregistrés par les hôtels. Les contrôles routiers sont fréquents. Les sites touristiques sont infestés par les services de sécurité.
02/05/05